En résumé. Jusqu'à 9 patients sur 10 atteints de maladie neurocognitive présentent des troubles du comportement (agitation, déambulation, agressivité, opposition). La règle d'or : chercher la cause et adapter l'environnement avant tout médicament. Les approches non médicamenteuses, détaillées.
Comprendre avant de réagir
Un trouble du comportement n'est pas « la maladie qui parle » : c'est souvent un message. Avant toute réponse, on recherche un facteur déclenchant : douleur, infection (urinaire notamment), constipation, rétention, faim, soif, inconfort, ennui, peur, modification de l'environnement. Traiter la cause fait souvent disparaître le symptôme.
Les approches non médicamenteuses, en première intention
- Aménager l'environnement : repères clairs, lumière, calme, réduction des stimulations excessives, sécurisation des espaces de déambulation.
- Adapter la communication : phrases courtes, ton apaisant, contact visuel, ne pas contredire frontalement, validation émotionnelle.
- Maintenir des routines et proposer des activités adaptées (la déambulation peut être canalisée plutôt qu'empêchée).
- Soulager la douleur : une douleur non exprimée est une cause majeure et sous-estimée d'agitation.
Les neuroleptiques et autres psychotropes doivent être évités en première intention : ils exposent à une surmortalité, des AVC, des chutes, une sédation et une aggravation cognitive. La HAS et les sociétés savantes (recommandations actualisées en 2024) en limitent strictement l'usage, réservé aux situations de danger après échec des approches non médicamenteuses, à dose minimale et pour une durée courte.
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Voir la formation →Sources : SFGG, FCM et SF3PA, recommandations sur les symptômes psychologiques et comportementaux des maladies neurocognitives (2024) ; HAS, prise en charge des troubles du comportement perturbateurs (2012) et programme de limitation des psychotropes. Article informatif.