En résumé. Devant une plainte mnésique, le médecin de première ligne joue un rôle clé : repérer, évaluer avec des tests simples, orienter. Et une fois le diagnostic posé, la prise en charge repose d'abord sur des approches non médicamenteuses — les médicaments anti-Alzheimer n'étant plus remboursés en France. Le point.

Repérer et évaluer

Le signe d'appel le plus fréquent est une atteinte de la mémoire récente persistante, associée à une désorientation ou à des difficultés dans les activités de la vie quotidienne. Il n'y a pas de dépistage systématique en population générale : on évalue devant une plainte ou des signes. Quelques outils simples, utilisables en consultation :

  • MMSE (Mini Mental State Examination) : test de référence, à interpréter selon l'âge et le niveau socio-culturel.
  • Mini-IADL (4 items : téléphone, transport, budget, gestion des médicaments) : retentissement sur l'autonomie.
  • Test des 5 mots et test de l'horloge : en complément.

Confirmer le diagnostic

Le bilan associe une IRM cérébrale, un bilan neuropsychologique et, de plus en plus, des biomarqueurs (analyse du liquide cérébro-spinal). Les patients de moins de 65 ans ou les formes atypiques relèvent d'un centre mémoire de ressources et de recherche (CMRR). L'annonce se fait en consultation dédiée, dans le respect du droit de ne pas savoir, et ouvre droit à une prise en charge à 100 % (ALD).

Les médicaments anti-Alzheimer ne sont plus remboursés

Depuis le 1er août 2018, le donépézil, la rivastigmine, la galantamine et la mémantine ne sont plus remboursés en France (service médical rendu jugé insuffisant par la HAS). Ils restent prescriptibles mais à la charge du patient. Les nouveaux anti-amyloïdes (lécanemab) ont reçu une AMM européenne, mais la HAS a refusé l'accès précoce en France en septembre 2025 : ils ne sont pas disponibles en pratique courante. À vérifier sur Légifrance et HAS.

La prise en charge : non médicamenteuse d'abord

La HAS recommande en première intention les interventions non médicamenteuses : stimulation et réhabilitation cognitive, maintien de l'autonomie, orthophonie, ergothérapie, psychomotricité, équipes spécialisées Alzheimer (ESA), accueils de jour. L'accompagnement des aidants et la gestion des troubles du comportement en font partie intégrante.

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Sources : Fédération des Centres Mémoire, « Recommandations pour le diagnostic de la maladie d'Alzheimer » (2025) ; HAS (parcours de soins ; déremboursement des médicaments Alzheimer, 2018 ; accès précoce lécanemab, 2025) ; ameli.fr. Article informatif ; vérifiez les recommandations en vigueur.

Questions fréquentes

Quels tests pour repérer une maladie d'Alzheimer ?
En première ligne : le MMSE (référence), la mini-IADL (4 items sur l'autonomie), le test des 5 mots et le test de l'horloge. Le diagnostic est ensuite confirmé par une IRM, un bilan neuropsychologique et des biomarqueurs.
Les médicaments contre Alzheimer sont-ils remboursés ?
Non. Depuis le 1er août 2018, le donépézil, la rivastigmine, la galantamine et la mémantine ne sont plus remboursés en France (SMR jugé insuffisant). Ils restent prescriptibles mais à la charge du patient.
Quelle prise en charge pour la maladie d'Alzheimer ?
La HAS recommande en première intention des interventions non médicamenteuses : stimulation cognitive, maintien de l'autonomie, orthophonie, ergothérapie, équipes spécialisées Alzheimer et accueils de jour, avec l'accompagnement des aidants.