En résumé. Reconnaître une exacerbation de BPCO et savoir quand l'antibiothérapie est utile — ou inutile — évite des hospitalisations et des prescriptions injustifiées. Les critères, la conduite à tenir et ce que dit la HAS sur les antibiotiques (2024).
Reconnaître une exacerbation
Le diagnostic est clinique. Les critères d'Anthonisen reposent sur trois signes : majoration de la dyspnée, augmentation du volume des expectorations et augmentation de leur purulence. La sévérité se gradue :
- Légère : symptômes majorés, contrôlés sans nouveau traitement.
- Modérée : nécessite antibiothérapie et/ou corticothérapie.
- Grave : nécessite une hospitalisation.
Quand hospitaliser ?
Les critères sont surtout cliniques : signes de détresse respiratoire, absence de réponse au traitement initial, doute diagnostique, terrain fragile (oxygénothérapie au long cours, sujet âgé, comorbidités) ou absence de soutien à domicile.
L'antibiothérapie n'est pas requise pour la majorité des exacerbations. La seule purulence ne suffit pas : c'est l'augmentation conjointe du volume ET de la purulence des expectorations qui oriente vers une antibiothérapie. Quand elle est indiquée : amoxicilline 5 jours (ou amoxicilline-acide clavulanique 5 jours en cas de facteur de risque). Une réévaluation à 48-72 h est recommandée.
La place du kiné et de l'infirmier
Au-delà de l'épisode aigu, la réhabilitation respiratoire et l'éducation du patient (reconnaissance précoce des signes, plan d'action personnalisé) réduisent les récidives. L'objectif : repérer tôt et éviter l'hospitalisation.
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Voir la formation BPCO →Sources : HAS, « Les complications de la BPCO : une hospitalisation au cas par cas » et fiche mémo « Choix et durées d'antibiothérapie dans les EABPCO » (2024). Article informatif ; la décision thérapeutique relève du médecin.